Histoire

du web

I. Les origines

II. Les quatre cultures
d'internet et du web

III. Le Web 2

I. Les Origines


A. Un petit-enfant conceptuel
de la Seconde Guerre mondiale

B. Un enfant inattendu de la Guerre froide

C. Le Web et l'expansion d'internet

Un petit-enfant
conceptuel
de la Seconde Guerre
mondiale

Le Memex de Vannevar Bush

  • Qui est Vannevar Bush?

  • En 1945, il tire les conclusions de l’évolution de la recherche pendant le conflit. Y décrit ce que pourraient être des machines en réseau d’une part et la manière de naviguer dans le contenu de ces machines d’autre part.

  • Il y parle du Memex, un microfilm à ultra haute-résolution, couplé avec des écrans et des caméras pilotés par des contrôleurs électromécaniques, ancêtre du lien hypertexte.

Dans les années 1960,
l’influence de Ted Nelson

  • Projets Xanadu (1960) et Hypertext Editing System (1967), forge le terme «hypertexte» en 1963.

  • Philosophe et sociologue, influencé par Bush, s’intéresse aux ordinateurs et aux interfaces homme-machine.

  • L’hypertexte de Ted Nelson est à deux sens.

  • Ted Neslon inspire de nombreux projets dont le protocole HTTP, plus pragmatique.


Un enfant inattendu
de la Guerre froide

  • Les concepts qui ont émergé dans l'après-guerre se réalisent partiellement peandnt la Guerre froide.

  • ArpaNet: rencontre improbable entre les grands projets de recherche financés sur fonds publics, la recherche militaire et la culture libertaire.

  • ArpaNet est lancé par l’armée en 1969, dans le cadre de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA - Département de la Défense - en sort aussi le GPS).

D'ArpaNet à Internet

  • Pourquoi ArpaNet? Tester des technologies de réseau utilisables dans un cadre militaire.

  • Assez vite opérationnel, ce réseau relie des universités, des centres de recherche et le Département de la Défense.

  • Il profite de la mise au point en 1973 du protocole dit TCP (Transmission Control Protocol) puis TCP/IP en 1978.

D'ArpaNet à Internet

Principe d'ArpaNet: sécurité. La structure en réseau décentralisée permet:

  • Redondance des fonctions,
  • transfert des donénes par plusieurs moyens,
  • maintien de la capacité du réseau en cas d'attaque.

D'ArpaNet à Internet

  • Arpanet a permis le financement de la recherche en informatique dans les années 1960 et 1970, dans un cadre plutôt libre.
  • Co-existence difficile entre militaires et universitaires: le réseau de l’armée devient MILNET, Arpa-Internet est réservé pour la recherche.
  • Dans les années 1970, les universités ont fourni les serveurs et la logistique, les enseignants et universitaires développent logiciels et protocoles.
  • En parallèle, autres réseaux comme Usenet ou l’UUCP (Unix), internationaux, répandent culture des étudiants en informatique.

D'ArpaNet à internet

  • Internet regroupe l'ensemble de ces réseaux et repose sur ouverture, décentralisation, importance du rôle des utilisateurs, qui sont des producteurs.
  • Il est facile de rajouter des nœuds (serveurs), coût faible, protocole pragmatique (TCP/IP) pour les relier entre eux.
  • Début des années 1990, apparition des fournisseurs d’accès commerciaux et des transactions commerciales.
  • En 1995, sa gestion est privatisée.
  • Arrivée d'utilisation du réseau qui n'étaient pas prévues. Au premier titre: le Web.

Le Web et l’expansion d’Internet

  • Le World-Wide Web est proposé par le Britannique Tim Berners-Lee du CERN, avec l’aide de Robert Caillau, ingénieur belge, en 1990.
  • Système reposant sur une «toile» de documents reliés par hypertexte, lisibles par des navigateurs, architecture clients-serveurs.
  • Simple d'utilisation, le web propulse internet dans la sphère commerciale et le popularise.
  • Les sites Web sont faciles à développer, grâce à un langage simple qu’est le HTML.
  • Le web reste profondément lié à Internet notamment sur le rôle des utilisateurs-producteurs.

II. Les quatre cultures
d'internet et du Web

  • Internet est un produit technologique qui est issu de la culture de ses producteurs.
  • Depuis son extension et son internationalisation, il faut clairement distinguer les utilisateurs-producteurs des utilisateurs-consommateurs.
  • Les premiers ont une utilisation qui impacte Internet, pas les autres.

un ensemble de valeurs et de croyances qui suscitent des comportements, dont la répétition crée des coutumes, que des institutions ou des organisations informelles font ensuite respecter. [...] C’est une construction consciente, mais collective, qui transcende les inclinations personnelles tout en influençant les pratiques individuelles – en l’occurrence, celles des utilisateurs-producteurs d’Internet. [9]

Les 4 cultures


la techno-méritocratie / les hackers / les communautés virtuelles / les entrepreneurs.

Ces strates ont en commun une idéologie de la liberté. Elles sont hiérarchisées:

  • La culture techno-méritocratique se précise dans celle des hackers.
  • La communauté ajoute une dimension sociale au partage de la technologie (cf. usenet).
  • Les entrepreneurs prennent la main dans les années 1990, quand une utilisation commerciale d’internet devient possible.


Les communautés, les hackers diffusent cette culture dans toute la société, à des fins lucratives pour les entrepreneurs.

Explosion du web

  • Années 1990:
    • extension du Web exponentielle et commerciale,
    • idée d’un développement avec croissance  quasi-infinie (années Clinton)
    • Investisseurs crédules devant cette “nouvelle économie”,
    • D’où certains excès du web commercial,
  • Contexte de la nouvelle économie:
    • développement des infrastructures du net,
    • de techniques financières spéculatives (stock-options),
    • argent pas cher (la politique monétaires de la Fed et de la Banque du Japon),
    • l’ouverture à la concurrence du marché des télécommunications,
  • D'où bulle spéculative et crise (2000-2005).

III. Le Web 2.0

Tirer les leçons de la crise des années 2000-2005

Retour aux sources
ou
commerce de prédation?

    • Tim O’Reilly: pourquoi certaines entreprises (Amazon, par exemple) ont-elles survécu à la crise?
      • le web comme plateforme pour construire des applications,
      • l’appel à l’intelligence collective,
      •  l’aspect stratégique des données,
      • l’utilisateur au centre de la conception des sites web…
      • D'autres notions se sont ensuite rajoutées - cf. notion de mash-up

    • Critiques se développent:
      • économie de la prédation: se faire son beurre sur le contenu créé par les utilisateurs
      • Émergence des foules, de leur folie,
      • Lecture captant faiblement l’attention, culture du zapping

    Remise en cause
    des principes du web?

    • Remise en cause de l’idéologie de liberté du net.

    • Multiplication des terminaux «passifs» (téléphones, tablettes...) avec des utilisateurs restant soumis au fonctionnement des réseaux sociaux, peu actifs, ne maîtrisant plus leurs contenus.

    • Grandes compagnies préférant les “apps” fermées au web ouvert et “disruptif”

    site_web

    By Frédéric Clavert